CERCLE DE VOILE DE LA BASSE MARNE 20 rue du barrage 94000 CRETEIL

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APERCU SUR LES REGLES DE COURSE

AVERTISSEMENT :

Les règles de course sont complexes. Donc, cet aperçu ne peut en aucun cas se substituer à elles. Par exemple, on peut simplifier en écrivant ce qui se dit couramment « Tribord amure est toujours prioritaire »; malheureusement,  c’est  seulement « presque vrai » . Ici, nous voulons seulement aider les régatiers débutants à entrer dans la compétition sans excès de timidité. En leur donnant des repères pour les situations les plus fréquentes, nous espérons qu’à l’avenir et dans ces cas simples, ils ne se laisseront plus influencer  par l’assurance parfois abusive des anciens. 

1°)  AU DEPART :

A : Il faut identifier le deuxième pavillon de la procédure de départ, dit pavillon préparatoire. Au CVBM, on utilise en principe seulement le P ou le I. En effet, si vous êtes devant la ligne dans la dernière minute (c’est à dire lorsque ce pavillon est amené), vos obligations pour être classé seront différentes : Si c’est le P, vous pouvez revenir derrière la ligne à votre convenance. Si c’est le I, vous devez rentrer en faisant le tour de la bouée  d’extrémité.
Dans les deux cas, il faut le faire sans gêner le départ des autres. 

B : Vous n’avez pas le droit de forcer le passage à la bouée de départ, même si vous êtes engagés. Ce n’est  pas  une  bouée  de  parcours  où  la  règle  serait différente, comme on le verra  plus loin.

C : Avant le signal de départ (et non pas « avant le départ« ), quelle route peut-on prendre? Peut-on lofer ou pas? Abattre ou pas? Si vous êtes prioritaire, grosso modo vous faites ce que vous voulez, en abattant ou en lofant sans brutalité jusqu’à bout au vent si ça vous chante. A contrario, si vous n’êtes pas prioritaire, vous devez évidemment vous écarter de tout prioritaire. La question devient donc: Quand suis-je prioritaire? Et là, hélas, cela devient compliqué, ne serait ce que parce qu’il faut souvent faire intervenir la position relative de plusieurs bateaux. Pour s’en tenir aux situations  les  plus  fréquentes,  simplifions  en  résumant  ainsi:
- si le bateau à votre vent s’est engagé sur vous en venant de l’arrière, vous étiez prioritaire avant l’engagement et vous le restez après.
- si le bateau sous votre vent s’est engagé en venant de l’arrière, il est devenu prioritaire et vous devez le cas échéant répondre à son lof, même jusqu’à bout au vent. Mais attention, au signal du départ, ligne franchie  ou  pas,  il  doit immédiatement prendre une route normale .

2°)  EN ROUTE :

A - Un bateau qui arrive à un obstacle (la rive ou une péniche ou un autre bateau) doit impérativement manoeuvrer pour l’éviter. Or un bateau virant de bord n’est pas prioritaire, a fortiori si il est amené à croiser la route d’un bateau tribord amure en sortie immédiate de sa manoeuvre . Son salut est dans la formule magique : » De l’eau…! »
Attention à la pratique: le bateau qui hèle doit virer sans délai dès que l’autre vire, même si il estime qu’il a encore le temps d‘agir. L’autre peut se contenter de répondre: « Virez »; là encore le bateau hélé doit  le faire  immédiatement,  mais   l’autre doit évidemment lui laisser   la place nécessaire.

B : Aux allures portantes, peut-on s’engager entre la rive et un bateau quand on le rattrape? La réponse est « oui », à condition qu’il y ait la place pour le faire au moment de l’engagement, et même si cette place est inférieure à deux longueurs.

C :  Quels sont les droits et devoirs d’un bateau rattrapant ? Sur des bords différents, le tribord amure  est prioritaire, avant et après qu’il ait  rattrapé le babord.
Dans le cas où les deux bateaux sont sur le même bord., il convient d’analyser les choses ainsi:
Le rattrapant va devoir choisir comment il s’engage. En tous cas, tant qu’il n’est pas engagé, c’est le rattrapé qui  est prioritaire.
- Choix de l’engagement au vent: Le bateau rattrapé, sous le vent, demeure prioritaire; il faut lui laisser la place de modifier sa route dans les deux sens, comme il le souhaite, y compris au delà de sa route normale le cas échéant.
- Choix de l’engagement sous le vent: Le rattrapant devient prioritaire. Mais il est soumis à deux restrictions:
. Il ne doit pas s’engager trop près. Si en s’écartant le rattrapé le touche, le rattrapant est en  faute.
. Pendant tout l’engagement, il n’a pas le droit de naviguer au dessus de  sa  route  normale;  en   d’autres  termes,  il  ne  pourra  lofer  que pour suivre une  adonnante.

3°)   CONTOURNER UNE MARQUE DE PARCOURS :

A :    Marque au vent : Sur des bords opposés, tribord amure est prioritaire; la zone des trois longueurs n’a rien à voir dans ce cas.
Quand les deux bateaux sont sur une même amure, le bateau à l’intérieur est prioritaire si il était engagé avant que le premier bateau soit à trois longueurs de la marque. L’autre doit lui laisser toute la place nécessaire pour  passer  cette  marque,  même en bord breton, le cas échéant.

B :   Marque sous le vent : Sur des amures différentes, jusqu’à trois longueurs de la marque, tribord reste prioritaire. Mais si il y a engagement avant les trois longueurs, quelle que soit l’amure de l’un ou de l’autre, la règle est la suivante: dans  les  trois   longueurs,  le bateau à l’extérieur doit la place au  bateau à l’intérieur.

4°)   MANIERE D’EFFECTUER UNE PENALITE :


A : Après avoir touché une marque, il convient de faire ce qu’il est convenu d’appeler un 360. En fait, il faut faire un empannage et  un  virement  de bord,  sinon  le  tour  est incomplet.

B : Après avoir fait une faute à l’égard d’un bateau, il faut faire un 720, soit deux empannages et deux virements,  dans  la  continuité    ( pas  un  tour  maintenant  et  un autre plus tard).

C :  Dans les deux cas, il convient d‘abord de s’écarter des autres pour ne pas les gêner, puis d’effectuersa pénalité sans tarder.
A noter que si la faute est commise avant le signal du départ, il n’est pas interdit d’effectuer sa pénalité avant  ce dernier.